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Provincias de la República Dominicana


La République Dominicaine (en esp. República Dominicana) est un État situé dans la partie orientale de l'île d'Haïti (ou île d'Hispaniola) qu'il partage avec la république d'Haïti (partie occidentale). C'est la seconde plus grande île des Grandes Antilles après Cuba

 

La République Dominicaine est limitée à l'ouest par Haïti, mais bordée de tous côtés par l'Atlantique et la mer des Caraïbes au sud. Le pays occupe 64 % de la surface de l'île, soit 48 730 km² dans sa partie orientale; pour sa part, Haïti compte sur une superficie de soit 27 750 km².  

L'île d'Haïti compte donc deux États: à l'est, la République Dominicaine, à l'ouest, la république d'Haïti. Par ailleurs, au cours de leur histoire, les deux États n'en ont formé qu'un seul à trois reprises. 

Le pays comprend aussi quelques îles limitrophes, dont Beata au sud-ouest et Saona au sud-est. Sa capitale et plus grande ville est Santo Domingo (Saint-Domingue). La République Dominicaine est divisée en 29 provinces et un district national (''Distrito Nacional'') qui comprend Saint-Domingue, la capitale: Azua, Bahoruco, Barahona, Dajabón, Distrito Nacional, Duarte, El Seibo, Elías Piña, Espaillat, Hato Mayor, Independencia, La Altagracia, La Romana, La Vega, Maria Trinidad Sanchez, Monseñor Nouel, Puerto Plata, Salcedo, Samaná, San Cristobal, San Juan, San Pedro, Sanchez Ramirez, Santiago Rodrigues, Santiago, Valverde, Monte Plata, Montecristi, Pedernales et Peravia. 


Rappelons aussi qu'Haïti et la République Dominicaine ont en commun le colonialisme européen et de nombreuses occupations américaines, des régimes politiques corrompus à répétition, la religion catholique mêlée au vaudou, une descendance métissée afro-européenne (plus africaine qu'européenne en Haïti), de graves problèmes de santé publique, une sous-scolarisation et une faible productivité agricole. Cependant, les difficultés d'Haïti sont considérablement plus élevées qu'en République Dominicaine, car Haïti demeure le pays le plus pauvre des Amériques.

2    Données démolinguistiques

En 2001, la population de la République Dominicaine était estimée à 8,5 millions d’habitants. Lesprovinces les plus importantes par leur population sont les suivantes: le district national de Santo Domingo (2,2 millions), Santiago (700 000), San Cristobal (415 000), La Vega (340 000), Duarte (275 000), Puerto Plata (260 000), San Juan (255 000), San Pedro de Macoris (215 000), Peravia (205 000), Azua (200 000) et Espaillat (200 000). La plupart des Dominicains sont issus d’un métissage entre Noirs africains et Espagnols (75 % de la population), les Blancs créoles représentent environ 15 % de la population, les Noirs 10 %. 


La grande majorité des Dominicains parlent l'espagnol comme langue maternelle, soit 87 %. Chacune des provinces conserve un certain accent propre, souvent teinté d'expressions particulières. Malgré l'influence de l'espagnol, certains termes issus de la langue des indigènes sont encore utilisés et conservent leur sens d'origine: ají (piment), barbacoa (barbecue), batea (baquet), bohío (hutte), canoa (canoë), carey (carapace de tortue), conuco (lopin de terre), guayaba (goyave), hamaca (hamac), huracán (ouragan), iguana (iguane), maíz (maïs), tiburón (requin), yagua (palme) et yuca (manioc).  


On ne compte que deux langues minoritaires: le créole haïtien (environ 2 %) et le créole samaná (0,2 %). Lecréole haïten, on le sait, possède un lexique dont la base principale est le français. La communauté haïtienne vivant en République Dominicaine demeure sans statut juridique adéquat et est souvent confrontée au dénuement économique et à l’ostracisme, voire au racisme. Environ 100 000 travailleurs haïtiens et leurs familles, soit 200 000 à 300 000 personnes, vivent dans des conditions déplorables dans quelque 250 «bateyes» (villages de coupeurs de canne à sucre) répartis dans 16 «ingenios» (les raffineries de sucre). En regard des contrats d’embauche, les autorités dominicaines affirment que ceux-ci sont rédigés en espagnol et en créole pour une meilleure compréhension, mais rien ne garantit que les travailleurs soient d’accord avec les termes, la grande majorité d’entre eux étant analphabète. Les autorités de l'iimmigration ont signalé que près de 500 000 à 700 000 Haïtiens se retrouvent sur le territoire dominicain, et 5 % d’entre eux possèdent des pièces d’identité.


Dans la presqu'île Samana au nord-est, vivent quelques milliers de Noirs (environ 8000 locuteurs) parlant ce qu'on appelle le «créole samaná» dont la base lexicale est faite de mots anglais. Ce sont des descendants d'anciens esclaves venus des États-Unis à partir de 1824 et pratiquant la religion protestante. 

Dans les régions les plus touristiques, mais aussi au sein des communautés d'origine étrangère installées en République Dominicaine on parle, entre autres, l'anglais, l'allemand, le français, l'italien ou le néerlandais.

3    Données historiques

À l'origine, l'île était peuplée par les Arawaks (ou Taïnos) et les Caraïbes. Les premiers indigènes  avaient nommé leur île, selon le cas, Ayiti, c'est-à-dire «Terre des hautes montagnes»,Quisqueya et Bohio. Lorsque Christophe Colomb aperçut cette île pour la première fois, l'île d'Ayiti comptait probablement quelques centaines de milliers d'habitants. 



Capitale :

Saint-Domingue

Superficie :
48 730 km²

Population :
9 183 984 (estimation 2006)

Langue(s) :
Espagnol.

Religion(s) principale(s) :
Catholique - 95 p. 100.

Composition de la population :
Métis - 73 p. 100, Blanc - 16 p. 100, Noir - 11 p. 100.
Carte de la province